Pour atteindre son objectif, il rassembla une équipe aux compétences diverses : un ingénieur, un ethnologue, un peintre, deux opérateurs-radio, une personne capable d’utiliser un sextant (instrument de géolocalisation existant bien avant l’ère du GPS…).

Ils exploitèrent les ressources trouvées sur place et déjà exploitées par le passé par les civilisations précolombiennes. Le bois de balsa pour le radeau, un tronc de manguier pour le mât, bambou et feuilles de bananier pour la « cabine ».

 

Ils l’appelèrent « Kon-Tiki » en souvenir du nom du dieu soleil des civilisations pré-incas.

 

Pour s’alimenter, ils avaient prévu quelques rations militaires mais ils se nourrirent essentiellement des produits de la mer. Ils apprirent à gérer l’eau douce et l’eau salée pour répondre efficacement à leur besoin d’hydratation.

 

Pour atteindre leur objectif, ils durent surmonter plusieurs obstacles… Ils ont bravé les vagues gigantesques, affronté les vents, … La gestion du mât, de la voile et des cordages leur demandait des efforts surhumains. Ils dévièrent à plusieurs reprises mais grâce au sextant, ils connaissaient leur position et savaient se situer par rapport aux îles qu’ils tentaient de rejoindre.

 

Lorsque le naufrage sur un récif coralien parut inévitable, ils crièrent au secours via leur radio TSF. Ils rejoignirent à pied la terre ferme de l’ilot entouré par le récif. Des polynésiens les ont ramenés à Tahiti d’où ils purent rentrer en Norvège.

L’expédition dura 3 mois de Callao (Pérou) à un ilot situé à proximité de Tahiti en Polynésie. L’objectif de Thor Heyerdahl était atteint, son hypothèse initiale était confirmée.

Fort de cette expérience, enrichi de nouvelles connaissances, fier de l’atteinte de son objectif, Thor Heyerdahl renouvela l’expérience lors d’autres voyages dans d’autres régions du globe avec des embarcations d’un autre temps.

 

Le coach scolaire et des jeunes accompagne le coaché pour lui permettre d’identifier son ou ses objectifs, lui fait prendre conscience de ses propres ressources, lui rappeler que d’autres sont concerné par son « voyage » et peuvent le soutenir et/ou l’accompagner. Le coach l’aidera à identifier les obstacles, à trouver des solutions réalistes et réalisables. Il faudra parfois déployer les voiles pour profiter de vents favorables et avoir la sagesse de les replier en cas de vents contraires. Le Kon-Tiki éclairera la route dans les moments de doutes, de questionnement.

 

Tel le sextant, le coach précisera la position par rapport à l’objectif. Il sera toujours possible de dévier de la route initiale, de repréciser l’(les) objectif(s) en cours de voyage.

Fort de cette première expérience, le coaché pourra appliquer à l’avenir dans d’autres situations les différentes étapes de son « voyage ».

« Seul l’inconnu épouvante les hommes. Mais quiconque l’affronte, il n’est déjà plus inconnu.»

 

de St Exupéry dans « Terres des hommes »

Kon-Tiki et coaching ?

 

Thor Heyerdahl, ethnologue norvégien né au début du XXème siècle, émis l’hypothèse selon laquelle les premiers habitants des îles océaniennes seraient venus d’Amérique du Sud.

 

Il s’est fixé pour objectif de prouver son hypothèse. Il eut l’idée de construire un radeau en bois de balsa comme le faisaient les ancêtres des péruviens.

« Quand on voyage vers un objectif,… , il est très important de prêter attention au chemin. C’est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d’y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourrons.»

 

Paulo Coelho